Coba et Tulum

Si des traces de peuplement existent dès le 1er siècle avant JC, c’est entre 200 et 600 que Coba prit son essor, étendit son contrôle territorial et développa ses voies de communications, devenant la cité maya la plus importante du nord du Yucatan. La plupart des monuments furent construits entre 500 et 900. La population dépassa les 50000 habitants. Coba doit sans doute son existence aux 5 lacs qui l’entourent. Elle sut établir des alliances, en particulier avec Tikal et Calakmul, mais était la rivale de Chichen Itza. Elle perdit un peu de son importance jusque vers 1200, puis connut un nouvel essor entre 1200 et 1450. Par contre elle était déjà en ruine à l’arrivée des conquistadors.

Le groupe Coba est presqu’exclusivement résidentiel. On y trouve aussi un jeu de pelote avec des gravures de prisonniers et un temple de 25 mètres de hauteur.

La xaibé, de forme semi-circulaire, serait un monument commémoratif à la croisée des routes.

Le temple de Nohoch Mul, qui atteint une hauteur de 42 mètres, représentait le pouvoir sacré des dignitaires et servait de tombeau aux dirigeants. De son sommet, belle vue sur la jungle ponctuée de quelques vestiges.

Le conjunto Pinturas (édifices les plus récents) a été dénommé ainsi en raison de quelques restes de peinture polychrome.

Le groupe Macanxoc, un peu perdu dans la végétation, avait vocation cérémonielle et funéraire. Des stèles commémorent les étapes du calendrier maya.

Coba utilisait Tulum, notre dernière étape au Mexique, comme port de pêche et de commerce, dont la fondation remonterait à 564. La plupart des édifices sont de la période postclassique tardive, période où Tulum, l’ancienne Zama, eut un rôle majeur. Elle était en fait une ville fortifiée en haut de falaises entourée côté terre d’épaisses et hautes murailles. Elle semblait dédiée au culte du Dieu Plongeur. Elle fut abandonnée au cours du XVIème siècle.

Les ruines, si elles ne  sont  pas spectaculaires (en particulier pas d’édifices surprenant par leur taille) se situent sur un promontoire rocheux dominant la mer turquoise des Caraïbes dans un grand jardin bien aménagé. On pénétrait dans la ville par de fausses voûtes perçant une muraille de 6 mètres d’épaisseur et 4 mètres de hauteur, qui protégeait l’enceinte abritant les édifices à caractère politique, administratif et religieux.

Accolée à la muraille, la Casa del Cenote protégeait le cénote situé au nord-est du site et possédait un escalier qui donnait accès à cette source d’eau pour la cité.

Le Templo del Dios del Viento domine le site.

Le regard se portant encore plus haut :

Le Palacio del Gran Senior:

Quelques habitants du site:

Le Templo del Dios Descendente portait des représentations de diverses divinités dont un dieu ailé descendant du ciel (peut-être le dieu des abeilles et du miel).

Le Castillo était un édifice religieux, surélevé à 3 reprises. Les Mayas avaient coutume de célébrer chaque fin de cycle (tous les 52 ans) : extinction des feux pendant 5 jours, annulation des dettes, nouvelles constructions (en général sur de précédents édifices).

En contrebas du Castillo, un escalier donne accès à un belle petite plage.

Le Templo de las Pinturas (à droite sur la photo ci-dessous) est le mieux conservé mais on ne peut accéder aux fresques intérieures, qui représenteraient des êtres surnaturels de l’Inframonde, ni aux peintures murales à prédominance de bleu foncé et blanc. Les fresques extérieures sont peu visibles.

En face (à gauche sur la photo ci-dessus), maison du Chultum (du nom d’une excavation destinée au stockage) était la résidence d’un haut fonctionnaire.

La Casa de las Columnas comporte de petites fenêtres qui étaient pourvues de rideaux comme en attestent encore des anneaux à l’intérieur.

Le Gran Palacio:

Vue d’ensemble:

Encore quelques habitants, coatis très sociables :

A L’hôtel:

Petite journée de récupération avant le départ avec quelques emplettes en ville (pas vraiment d’attrait),

baignade dans une eau claire et chaude,

et bon repas sur la terrasse:

Bise

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