Direction sud, nous faisons un arrêt à Quirigua, dans la vallée du Motagua, au milieu d’immenses bananeraies (propriétés d’une énorme société américaine).

Ce site maya, de modeste dimension, situé sur la route commerciale entre les gisements d’obsidienne et de jade et la mer des Caraïbes, a une histoire mal connue. On trouve trace d’un premier roi en 426, puis d’un nouveau roi en 724, K’ak Tiliw, sous l’égide du souverain de Copan. K’ak Tiliw semble s’allier à Calakmul et en 738 s’empare du roi de Copan et le décapite. L’indépendance de Quirigua coïncide avec l’érection des monuments qu’on peut admirer de nos jours. La cité n’a pas compté plus de 2000 habitants. Le dernier roi connu est Jade-Ciel, mais on ne sait comment s’est éteinte cette cité au cours du IXème siècle.
Ce sont les stèles en grès sculpté, les autels et les zoomorphes, mis en valeur sur un espace engazonné remarquablement entretenu, qui font la réputation de ce site.
K’ak Tiliw voulait surpasser les stèles de Copan et en érigea d’une dimension impressionnante. La stèle E (de 771) en particulier est la plus haute du monde maya (10,60 m).

La stèle D (de 766) est particulièrement bien conservée. Sur ses côtés des glyphes remplacés par des corps complets de divinités ou d’animaux.

La stèle F (de 761), penchée par un ouragan, représente aussi un dignitaire sur la face principale et des glyphes sur les côtés.

La stèle C relate la création du monde avec sa datation.

La stèle J (756) représente un quetzal et ferait allusion à la décapitation du roi de Copan.

La stèle B (780) est un zoomorphe, monument de type nouveau édifié par K’ak Tiliw à la fin de son règne.

Le roi suivant fit érigé le zoomorphe G (785) en forme de crapaud, le zoomorphe P (795), commémorant l’inauguration du temple situé derrière et représentant une personne sacrifiée portant le masque du dieu Chac.

Le dernier souverain connu Jade Ciel revient à l’érection de stèles mais plus petites. La stèle K (805) est la dernière avant la décadence de la cité.

Nous reprenons la route avec vues sur la Sierra de las Minas, et franchissons la frontière avec le Honduras sans difficulté particulière. Là le climat est moins chaud et surtout plus sec.

Notre hôtel à Copan donne directement sur le Parque Central et se trouve en face du Museo regional de Arqueologia maya où nous décidons de nous rendre avant de faire un petit tour dans le village aux rues pavées.
Encensoirs représentant des dignitaires de la dynastie de Copan:

Sculpture de l’escribano:

Joug en pierre que portaient les joueurs de pelote pour corser encore la difficulté:

Crâne aux dents serties de jade:

Stèle ronde représentant des joueurs:

Tombe du jaguar sacré sacrifié:

La place centrale, et au hasard de nos flâneries:

Un ouvrier rentrant de son travail avec une grande scie, qui a bien ri quand je lui ai demandé, geste à l’appui, si c’était pour les touristes…

Bises