El Ceibal ou comment se perdre dans la forêt tropicale

Ce matin Manuel nous a donné rendez-vous à 8 heures alors qu’un départ matinal nous avait été annoncé. En fait nous allons regretter de ne pas nous en être vraiment étonnés.

Après avoir traversé des étendues de plantations de café, des marchés où les villageois des villages alentour commencent à affluer, avoir croisé de nombreux pick up chargés de quinzaines de personnes se rendant au marché (je ne suis pas sûre qu’il faille un permis de transport en commun…),

Manuel nous arrête devant un panneau indiquant les grottes de Candelaria. Pas un chat. Un jeune guide nous conduit effectivement à quelques grottes, mais rien à voir avec les fameuses falaises calcaires et les grottes censées être les plus impressionnantes du Guatemala (nous avons mieux près de chez nous…).

De retour à notre véhicule, il semble que, vu l’heure, nous ne pouvons envisager d’aller découvrir les salles les plus impressionnantes à pied et en tubing… Nous nous sentons vraiment frustrés bien que, pour compenser, nous est proposée la visite de la grotte du Tigre après-demain. Enfin bon, nous reprenons la route vers El Ceibal en gardant le sourire…

Malheureusement le spectacle qui s’offre à nous sur des kilomètres n’est pas réjouissant : la forêt tropicale a été remplacée par des hectares et des hectares de palmiers africains pour produire de l’huile de palme.

Nous sommes maintenant dans le Peten, au coeur du monde Maya, qui s’étend aussi vers le Mexique et le Bélize. Nous empruntons une piste en bon état pour finir d’arriver à El Ceibal. Ce site fut conquis par Dos Pilas en 735 et connut son apogée au IXème siècle avec l’arrivée de marchands-guerriers venus du Chiapas mexicain. Il a été abandonné et livré à la jungle peut après 9OO. Là aussi, pas un chat, pas un guide. On nous montre simplement une maquette à l’entrée du site, attestant de son immensité et difficilement exploitable car notre localisation n’est pas indiquée. On nous dit qu’il suffit simplement de suivre le sentier. Effectivement, nous parvenons assez vite à un temple carré entouré de stèles.

Nous poursuivons mais sommes confrontés à  à une première bifurcation, puis à une deuxième… Le hasard va-t-il bien faire les choses? Nous continuons à marcher, mais rien que le vacarme des singes hurleurs sautant de branche en branche à la cime des arbres, des nuées de moustiques, une énorme araignée noire (mais heureusement pas de serpent corail ni de jaguar…), et la forêt qui nous paraît de plus en plus hostile.

Nous décidons de faire demi-tour avant de nous égarer complètement et au bout d’une heure revenons à notre point de départ. Finalement on nous déniche un plan et nous voilà repartis. A la Stèle 14, nous trouvons le chemin nous menant au temple circulaire qui servait de plate-forme astronomique.

Nous tentons de trouver le grupo D mais après avoir bien transpiré sur un sentier devenu très accidenté, ne sous sentant pas l’étoffe d’Indiana Jones, nous renonçons et retrouvons notre chauffeur: il semble qu’on était déjà vainement parti à notre recherche…!

Un bac nous permet de franchir le rio Pasion

et nous arrivons à notre hôtel de Flores à la nuit. Autrefois Tayasal, c’était un important centre cérémoniel maya détruit par les Espagnols. Du lac Peten Itza, depuis la terrasse de notre restaurant, nous ne voyons que des lumières qui se reflètent dans l’eau.

A bientôt. Bise.

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